![]() |
La
journée internationale de la femme célébrée dans le monde
Cliquez ici pour lire les messages Envoyez-nous vos récits par courrier électronique à StreetNet stnet@iafrica.com |
![]() |
|
La
Journée internationale de la femme est émergée des luttes des
femmes employées dans l’industrie du textile il y a 100 ans en
Amérique du Nord et à travers l’Europe. Le but était de
faire reconnaître les syndicats qui se battaient pour l’amélioration
des conditions de travail dans un système d’exploitation. (Cliquez
ici pour l’histoire) Aujourd’hui, c’est avec tristesse que
StreetNet remarque comment la précarisation de l’emploi et les
mises à pieds dues à la globalisation amènent de nouvelles formes d’emploi. Les
femmes ont commencé une nouvelle lutte pour la reconnaissance
des syndicats dans le secteur informel, où elles sont aussi vulnérables
qu’il y a 100 ans. La Journée Internationale de la Femme est une
belle opportunité pour réfléchir aux progrès faits par les
syndicats et les organisations du travail quant à l’égalité
des femmes par rapport aux hommes et leur représentation dans
les structures décisionnelles.
C’est également un moment pour célébrer le courage et
la détermination de la femme travailleuse. StreetNet International salue toutes les femmes qui
vendent dans la rue en s’efforçant de gagner leur vie alors
que chaque jour amène ses difficultés et mêmes ses dangers. Elles n’ont pas d’employeur, pas de sécurité sociale, de santé, de revenus ni de sécurité au travail. Dans le monde entier nous nous syndiquons afin que les autorités locales, nationales et les structures internationales reconnaissent les lois et les politiques qui: Régularisent les espaces publiques, les trottoirs, les rues et les carrés en tant que place de travail pour les travailleurs autonomes/ indépendants; Mettent sur pied des infrastructures et des services adéquats, incluant des garderies et que fixent les taxes à des prix abordables pour les démunis; Mettent un terme à la perception de taxes illégales par des autorités et des organisations illégales auprès de vendeurs de rue qui sont en proie à ces opérateurs du ‘marché noir’ qui se nourrissent sur le manque de règles et de lois; Arrêtent la corruption, l’utilisation de la violence policière et de brutes/bandits pour le soi-disant ‘ménage des rues’, à travers duquel les vendeurs de rue se trouvent menacés et se font souvent saisir leurs biens; Éduquent la police et les autorités
publiques à travailler avec les femmes afin d’arrêter le harcèlement
sexuel, les viols et la violence envers les femmes travaillant
dans la rue et les marchés; Les femmes représentent la majorité des vendeurs
de rue dans la plupart des pays du monde et contribuent au gagne-pain
de leurs familles, villages, villes et économies nationales.
Le temps est venu pour les gouvernements de reconnaître
leur contribution et d’introduire des réformes légales qui élargiront
les lois du travail afin de protéger les travailleurs vulnérables
de l’économie informelle. Le premier Congrès International de StreetNet en
2003 a reconnu l’importance de l’égalité des genres et de
la représentation féminine à 50% dans les postes de leadership. Comité
Éxécutif: Vice-Président de StreetNet: Clarisse
Gnahoui (Bénin) Trésorier
de StreetNet: Therese A’kongo (Kenya) Membres
du Comité International: Fatou Binetou Yafa (CNTS, Sénégal) Madeleine
Tounkara (CNTG, Guinée) Sandra
Yadira Florez Jimenez (CTCP, Nicaragua) Shikha
Joshi (NASVI/SEWA, Inde) Juliana
Afari Brown (Ghana StreetNet Alliance) Makola
Market, Ghana Marché Makola, Ghana Les members de StreetNet Ghana Alliance ont mis sur pied une garderie au Marché Makola pour les enfants des femmes y travaillant, qui sinon auraient à emmener leurs jeunes enfants avec elles au marché. Dans la photo ci-bas, Marianne Holst, représentant le TUC du Danemark remet un chèque pour le programme d'éducation de la garderie en 2007. À droite, Deborah Yemoteley, présidente du Makola Market Union et présidente de StreetNet Ghane Alliance, l'institutrice en chef madame Esther Quartey et Julia Afari-Brown, membre du comité International de StreetNet. Photo:StreetNet Ghane Alliance
Ligue
pour le Droit de la Femme Congolaise Le
26 Janvier 2008, le forum social mondial (WSF: World Social
Forum) a demandé à ce qu’une journée globale d’action
collective soit organisée dans les localités où sont basées
les organisations et les mouvements sociaux. Angélique
Kipulu Katani, Secrétaire Générale pour la Ligue pour le droit
de la femme congolaise (LDFC), affiliée de StreetNet, a envoyé
son programme d’action qui a été posté sur la Carte Mondiale
de l’Action Globale sur le site web du FSM et StreetNet a réitéré
sa solidarité envers la LDFC. LDFC a organisé un débat public
sur le problème des taxes illégales (“taxes anarchiques”)
que les femmes et les vendeurs de rue sont forcés à payer par
la police et les gardes de sécurité, débat auquel 80 personnes
ont participé à Kinshasa. Angélique Kipuli Katani a expliqué ce qu’était la journée d’Action globale du FSM et l’histoire du Forum Social Mondial. Elle a encouragé les commerçants informels à payer les taxes requises (puisqu’elles servent à financer les écoles, les infrastructures, la police, etc.) mais à refuser de payer les taxes illégales. Elle a proposé que le 26 soit souligné chaque année par la LDFC en travaillant vers un “Autre Monde”.
Photo des participants de la LDFC lors de la journée d'action du FSM le 26 janvier 2008 Photo: LDFC
Angélique Kipulu Katani, secrétaire générale de la LDFC lors de sa présentation. Photo: LDFC
La secrétaire générale de la LDFC avec les organisateurs de la journée Photo: LDFC |
Campagne travail décent, vie décente
pour les femmes
"Investir dans le travail décent pour les femmes" Déclaration des syndicats Mars 2008. CIS IE ISP Affiche un travail décent, une vie décente pour les femmes (mars 2008)
|