VILLES
DE CLASSE MONDIALE POUR TOUS
PLANIFICATION
INCLUSIVE POUR LE TRAVAILLEUR PAUVRE
Une Conférence
Internationale sur la Planification Urbaine et Développement
14-18
Avril 2008, Conference Centre, Université de Delhi, Delhi, Inde
Les
villes sont des systèmes vibrants en vie, pas les produits des grands
plans utopiques, concoctés par des planificateurs ultrazeleux.
- Jane Jacobs
Journéee
1: Session d’ouverture
Mlle
Shika Joshi,
NASVI, a présenté la note de bienvenue et a souligné que des développements
différents au niveau global au nm de la béatification de la ville
accompagné de l’augmentation des compagnies des détaillants privés
à cause de la globalisation ont sévèrement affecté les vies et gagne-pain
des vendeurs de rue et ambulants à travers le monde. En Inde, même
s’il existe une politique pour les vendeurs de rue et ambulants dans
certains Etats mais elle est rarement mise en application. Elle a aussi réitéré
la demande pour la formation d’une politique nationale sur les vendeurs
de rue qui et ambulants qui demande la mise en place d’une stratégie
appropriée. Elle a dit que nous ne sommes pas opposées à la croissance
mais cette croissance devrait
être inclusive et orientée vers la population.
La conférence
Internationale était officiellement inaugurée par Prof. Arjun Sengupta, Président, Commission Nationale sur
les Entreprises dans le secteur Informel/Inorganisé, Gouvernement
d’Inde (NCEUIS) par allumage de la lampe. Mme. Nozipo (Administratrice
de StreetNet International) a introduit chacun des délégués
internationaux. Il y en avait 30 en provenance de 25 pays. Mr. Arbind
Singh (NASVI) a brièvement introduit les délégués de NASVI. Il y en
avait plus de 70 en provenance de plusieurs
organisations des différents Etats d’Inde.
Prof.
S.K Tandon, Vice-
Recteur de l’Université de Delhi, a souhaité la bienvenue à tous les
délégués. Il a dit que tous dans la ville ont besoin des vendeurs de
rue et ce sont les personnes les plus amicales dans une ville à
plusieurs interdictions qui ne demandent jamais quelque chose au retour.
En donnant l’exemple du projet Metro dans le quartier de l’Université
de Delhi, il a mentionné comment toute l’espace autour de la station
metro a été transformée en un dédale en béton où les arbres ont été
remplacés par les véhicules. Lentement, avec le temps les vendeurs sont
arrivés et ont encore une fois ravivé cet espace mort. Les vies de ces
vendeurs sont difficiles, exigeantes et pleines des complexités. Il y a
un cadre énorme pour la communauté académique de s’impliquer avec
les vendeurs de rue. Ils ont beaucoup de talent. Nous devons les
comprendre, les processus de leurs vies et leurs biens. Il a insisté sur
le besoin de conduire une étude détaillée en utilisant le GIS et
d’autres technologies plus récentes et pour ça il a promis un soutien
inconditionnel de l’Université.
Prof Sanjai Bhatt, Chef du Département du Travail Social, Université de Delhi, a dit que nous sommes tous ici parce que nous sommes tous dévoués aux valeurs de base de la justice sociale et droits de l’homme. La notion générale sur les vendeurs de rue est celle d’une nuisance, de maladie. Il a orienté son argumentation sur les quatre points suivants:
Pour ce,
il est nécessaire de faire du plaidoyer à tous les niveaux à partir
des conférences internationales aux rassemblements du niveau local. Ceci
est d’autant plus important dans le contexte actuel où nous nous
approchons des jeux de Commonwealth (2010) à Delhi.
Il
existe une politique nationale sur les vendeurs de rue qui n’a jamais
été mise en application. Les trois grands joueurs dans le monde
d’aujourd’hui sont les entreprises, la société civile et le
gouvernement. Les entreprises ont coopté le terme ‘vendeur’ des
vendeurs de rue qui occupe actuellement une place proéminente dans leur
communication. L’apathie du gouvernement au secteur informel peut être
jaugée à partir du fait que bien que l’Acte sur les travailleurs de
construction est en place et l’argent attend dans les coffres, mais
malheureusement il n’existe pas de mécanisme/plan pour sa mise en
application. Nous devons savoir si le gouvernement a la volonté de développer
et mettre en application les politiques sur les vendeurs de rue et
ambulants.
Prof.
Arjun Sengupta, Président
de la Commission Nationale sur l’Entreprise dans le Secteur non
organisé/Informel, Gouvernement d’Inde (NCEUIS), a fait ressortir la
dichotomie qui existe dans
toutes les sociétés, entre deux groupes – les riches, qui vivent une
vie de luxe, et les pauvres qui gèrent une vie dans des conditions
difficiles. Il a insisté sur le fait que c’est un phénomène qui ne
se limite pas seulement aux pays en voie de développement mais aussi
dans les pays développés comme les Etats-Unis, le Royaume Uni, Hollande
et j’en passe.
La
seule différence entre les nations en voie de développement et celles développées
c’est la taille de la population appauvrie. L’Inde a vu une
croissance économique élevée dans la dernière décennie et des
avances technologiques exponentielles, pendant qu’en même temps
presque les trois-quarts de la population manque de nourriture et des
installations de base pour leur survie. Les vendeurs de rue représentent
le dilemme inhérent dans la notion de croissance équitable. L’agenda
du gouvernement actuel est que la croissance économique doit être
orientée vers l’homme commun. La Commission Nationale sur
l’Entreprise dans le Secteur non organisé/Informel, Gouvernement
d’Inde (NCEUIS), est le résultat de cet engagement. La révision
conduite par la commission a souligné le fait que les vendeurs de rue
jouent un rôle économique important et on devrait leur fournir
suffisamment de possibilité de pratiquer leur profession. On a aussi
suggéré qu’ils devraient être impliqués dans les sous processus de
planification urbaine et ils devraient avoir accès au crédit formel. Il
a souligné le besoin d’attaquer le processus de développement dans
son entierté. Les riches minoritaires perçoivent le problème des
vendeurs de rue comme le problème de la loi et l’ordre qui nécessite
une restructuration. Ce qu’il faut c’est un effort organisé de la
part de la communauté du secteur non organisé pour qu’ils
s’organisent et demandent leurs droits. La communauté du secteur non
organisé devrait être défini inclusivement des travailleurs de
construction, les pêcheurs, les travailleurs de Bidi, les petits
fermiers et marginaux et ainsi de suite. Il a conclu en soulignant le
besoin de lutter ensemble pour changer l’ordre mondial.
Mme
Renana Jhabvala, Présidente
de SEWA Bharat a commencé son discours par l’appréciation du travail
de Ela Bhatt dont le travail de pionnière était d’initier le
mouvement des vendeurs de rue il y a 30 ans. Elle a conçu l’idée de
StreetNet en 1995, et l’idée s’est matérialisée en 2000. Elle a
parlé de l’augmentation des activités de développement qui ignorent
les besoins des vendeurs de rue. Le terme ‘Villes de Classe Mondiale’
est venue de la classe globalisée. La ville n’est pas faite des bétons
et buildings mais des hommes. Pour parler du problème,
elle a souligné d’abord ‘l’état d’esprit’ des gens pour
pouvoir développer l’idée de ville de classe mondiale. Elle a insisté
sur le fait que la mobilité infrastructurelle des véhicules et des
personnes doit se faire en même temps que la sanitation et les marchés
des vendeurs.
En
parlant de la question des centre commerciales, elle a dit qu’il y a
deux approches pour faire face au problème – la première c’est de
s’opposer à l’érection de ces centres et la deuxième c’est de
rivaliser. Une autre importante considération était que ce sont les
vendeurs de rue qui représentent la particularité culturelle d’un
pays, qui attire les touristes, au lieu des centres commerciales homogénéisants.
Finalement, parce que les femmes sont en train d’être chassés du
secteur non organisé par l’excès de violence, c’est impératif
d’avoir le marché des femmes.
Mr.
Krishna Prasad Shah, Vice
Président de NASVI, a commence
son discours avec un geste d’appréciation à NASVI. Ayant joint NASVI
depuis 2002, il a soulevé l’importance de la vie des vendeurs dans de
petites villes et leurs luttes propres à eux avec des installations de
base. Il a orienté son discours beaucoup
plus vers les comités des vendeurs qui s’occuperait des ‘zones de
vente’. NASVI est l’un des plus anciens réseaux des vendeurs en Inde
et aussi plaide pour l’élaboration
et développement des politiques.
Mr.
Kim Heung-Hyun,
Président de StreetNet International, Corée du Sud, a partagé la préoccupation
commune que la ville n’est pas le béton et acier mais la population.
Il a dit que nous sommes ici pour discuter des politiques urbaines qui
sont en voie de modification au nom de la croissance et développement.
La construction des routes et ponts ne profitent qu’aux riches et
ignorent les pauvres. Le développement des politiques devrait tenir
compte de tout le monde y compris le pauvre, qui jusqu’aujourd’hui
n’a été qu’un escalier pour le développement social. Nous devons
faire des efforts pour faire profiter le peuple en dessous de la ligne de
pauvreté.
Session
de Questions & Réponses:
Prof.
Tandon, pendant qu’il répondait à une question a dit qu’il y a deux
cent milles vendeurs de rue à Delhi et si nous pouvons les envoyer tous
en Congé, nous manquerons les nécessités de base.
On a
demandé au Prof. Sanjai Bhatt de clarifier ce qu’il a dit
sur ‘la justice sociale’ et «droits de l’homme». Il a
expliqué le rôle du Département de
travail social et le rôle joué aussi bien par les étudiants dans ce département
que les professionnels dans la compréhension et la lutte pour la cause
de la justice sociale. Il était triste que les ministres qui ont été
invités à la conférence n’aient pas pu venir à cause de leurs
autres occupations. Il a aussi ajouté que si les travailleurs sociaux
soulevaient les questions liées à la justice sociale dans les réunions
avec le gouvernement, ils ne seront plus invités aux réunions suivantes.
Finalement il a dit que le gouvernement est sourd et muet aux besoins des
vendeurs de rue.
Mr.
Arjun Sengupta répondant à une question, a accepté que le retard
enregistré dans l’annonce de la politique nationale est inexcusable.
Journée
1 Session 2: Partage des Expériences sur les Politiques et la
Planification
Groupe
UN: Facilitateur:
Mr. R.B. Sharmale
L’objectif
principal derrière l’exercice de ce groupe était de faire ressortir
les expériences des participants sur les différentes facettes de l’élaboration
des politiques et son implémentation, qu’ils rencontrent dans leurs
pays respectifs.
Le
premier participant à parler venait de l’Etat de Andhra Pradesh en
Inde. Au fond il a argumenté contre la disposition dans la Politique
Nationale pour les Vendeurs de rue urbains qui permets aux Etats
(provinces fédérales) de formuler leurs propres politiques régionales
pour les vendeurs de rue. Il a l’impression que cette disposition,
donne lieu à certaines divergences dans l’implémentation de la
politique. Il a cité par exemple, le cas de Andhra Pradesh, où
l’administration des Etats (provinces fédérales) a pris seulement en
compte une seule catégorie des vendeurs contre les trois catégories
prises en compte par la Politique Nationale. Il a aussi ajouté que les départements
gouvernementaux sont inconscients de l’existence et du contenu de la
Politique; ce qui se reflète dans leur approche vers les vendeurs. Le
participant a mis l’accent sur le fait que pour une section de la
population (le secteur non organisé) qui contribue
presque 45% aux recettes nationales, il devrait exister des
mesures définitives qui les impliquent dans le processus d’élaboration
des politiques et ceci devrait être utilisé pour mettre en place une
loi pour les vendeurs de rue.
Un
autre participant du Pérou a souligné le besoin pour une stratégie
concrète de demande pour les droits des vendeurs de rue à travers le
monde. Eclairant la situation du Pérou, il a dit que les droits des
vendeurs de rue ne sont pas reconnus dans son pays qui est en train de
traverser une dépression économique. L’industrialisation rapide a
engendré une perte de gagne-pain des vendeurs au Pérou et
malheureusement le gouvernement n’a rien fait de bon. En effet, ce sont
les organisations privées et associations qui ont repris la cause mais là
encore s’est développé un pépin avec le milieu politique. Il en a
donc appelé pour un effort intégré par toutes les nations et une
politique sociale globale pour s’occuper des problèmes des vendeurs de
rue.
Le
contribuant suivant venait de la Corée du Sud où les problèmes actuels
des vendeurs de rue sont légèrement différents des anciens. Dans cette
nation d’Asie du Sud Est, il existe un monopole d’un petit nombre des
vendeurs au détriment des autres. Ce problème est encore exacerbé par
les gangsters locaux qui interdisent aux vendeurs de vendre leurs
Marchandises.
Pour quitter cette situation déplorable, plusieurs vendeurs recourent
aux mesures extrêmes telles que le suicide.
Une
femme du Bénin a présenté la vue que les problèmes des vendeurs dans
son pays étaient semblables à ceux de l’Inde. 75% de la main
d’oeuvre au Bénin sont dans le secteur informel mais il n’existe
concrètement pas de loi qui protège leurs droits. Récemment,
l’accroissement de l’industrialisation a aggravé les problèmes des
vendeurs de rue et malheureusement le gouvernement soutient cette forme
d’industrialisation indiscriminée. La négligence du gouvernement a
mis le fardeau de lutter pour les droits des vendeurs de rue sur les
organisations de la société
civile. Mais le manque de soutien continu de la part du gouvernement a
exaspéré ces organisations qui menacent maintenant d’abandonner leurs
voies pacifiques de démonstration pour des étapes plus radicales.
Une
autre participante du Malawi a voulu apprendre de l’Inde les différents
aspects de la planification urbaine que le pays a adoptés concernant les
vendeurs de rue. Au Malawi, il n’y a presque pas de planification
appropriée en milieu urbain conduisant au chaos. Elle a comme impression
qu’on a besoin d’un plan de réinstallation approprié pour les
vendeurs de rue urbains pour atténuer les problèmes de cette communauté.
Parlant
de la situation in Bangladesh, China Rahman de SEU/Bangladesh a raconté
que bien que la décision de formuler une politique pour les vendeurs de
rue suivant le model de la Politique Nationale Indienne, ait été prise
en 2006 jusqu’à présent aucun effort n’a été fait dans ce sens.
Le gouvernement intérimaire actuellement au pouvoir est aussi en train
de retarder le processus de tabler une politique détaillée pour le
bien-être des vendeurs de rue.
Un
participant du Togo croit que les vendeurs de rue doivent se mobiliser
afin d’accomplir leurs droits. Il partage l’opinion que nombreux sont
ceux qui ne sont pas au courant de leurs droits. Le gouvernement a aussi
échoué d’appliquer des politiques conçus pour le bien-être des
vendeurs de rue. Depuis, les vendeurs sont toujours en confrontation avec
la police et certains d’entre-eux payent le prix avec leurs vies. Les
organisations de la société civile travaillent pour sécuriser les
droits des vendeurs, et ont aussi sensibilisé les vendeurs à payer
leurs taxes. Mais malheureusement même cette diligence de la part des
vendeurs n’a pas réussi à amener le changement attendu dans les
attitudes du gouvernement. Ceci étant, l’unique option qui leur reste
c’est de s’unir et si possible placer un représentant dans les
structures de prise de décision.
Le
participant suivant venait du Kenya; il a aussi soulevé le fait qu’il
n’existe pas de lois détaillées pour les vendeurs de rue et d’où
la nécessité de représenter ce groupe dans de diverses corporations et
autres corps.
Un
participant de Lucknow a dit que la faible implémentation de la
politique nationale en Inde a été attribuée à des conflits égoïstes
entre les corps civiques et les planificateurs. Il a suggéré que les
représentants des vendeurs de rue doivent être présents dans les
diverses structures de planification et que leurs organisations doivent
être renforcées.
L’un
des membres de NASVI en provenance de Bilhar a rappelé que le pauvre est
rarement pris en compte lors de l’élaboration des projets de développement.
Le développement emmène avec lui les divers problèmes qui y sont liés
comme la migration qui à son tour donne naissance aux conflits régionaux.
Questionnant le concept de «Villes de Classe Mondiale pour Tous», il a
plaidé pour le changement de la gouvernance de anti-pauvre au pro-pauvre.
Un
autre membre a insisté que les femmes au parlement devraient provenir de
la communauté de base qui a une meilleure compréhension de nos problèmes
au lieu de ces candidats d’un haut profil.
Au
Mexique aussi, les conditions des vendeurs de rue ne sont pas très
encourageantes, tel que raconté par Martha Santoyo qui provient de ce
pays. Leur lutte pour leurs droits les a souvent conduit en prison ou les
assujettir à la brutalité de la police. Au début, la réponse du
gouvernement était que parce que les vendeurs ne payent pas de taxes,
alors ils n’ont aucun droit. En 1996 le gouvernement a proposé que les
zones spéciales seraient créées pour les vendeurs s’ils
payaient les taxes. Mais cette proposition n’a pas pu prendre effet et
au contraire les vendeurs ont fini par payer les mêmes taxes deux fois.
Heureusement les partis politiques sont reconnaissants et en train
d’adresser le problème à une plate-forme plus large.
Une
autre préoccupation était soulevée par une déléguée en provenance
de Pérou à propos des femmes vendeuses. Elle a dit que le gouvernement
devrait être sensible aux besoins des femmes vendeuses, devrait les
respecter et mettre en place des mesures de sécurité sociale pour elles.
Finalement,
un délégué de Zimbabwe a dit que très souvent les gouvernements
exploitent les travailleurs pour obtenir des avantages de l’OIT mais
lorsqu’il faut partager les avantages, ils sont complètement ignorés.
Les vendeurs sont perturbés et harcelés par la police. Une voie de
s’attaquer à ce problème est de reconnaître le secteur informel et
si possible amender la constitution pour faciliter cette reconnaissance.
L’honorable
Commissaire de travail de Delhi, Mr. Chandra Bhushan, qui était aussi présent
pendant la session, a donné sa réflexion sur certains points soulevés
tout au long des discussions. Il a compris l’acrimonie générale
envers le gouvernement mais a clarifié comme quoi le gouvernement est au
courant des problèmes des vendeurs. Il a dit que la façon de raisonner
pour le gouvernement progresse avec le temps. Par exemple en 1969 le
rapport du travail n’avait fait aune mention du secteur informel, alors
que le plus récent a réservé tout un chapitre à ce secteur. Il a
plaidé pour une approche structurelle pour s’occuper de ces problèmes
et a demandé aux gens d’avoir confiance au gouvernement.
Groupe
Deux : Facilitateur:
Mr. Mahesh Gora
Les
grands problèmes discutés dans ce groupe qui s’est réuni dans la
salle de conférence après le déjeuner sont:
Les droits économiques
et de travail pour les vendeurs de rue;
Comment
organiser les vendeurs de rue (travailleurs non organisés);
Comment avoir
les pouvoirs politique et économique pour la communauté des vendeurs de
rue;
Infrastructure
nécessaire au profit des vendeurs;
Besoin de
lutter pour les droits (y compris les droits médicaux) des pauvres;
Des problèmes
spéciaux des femmes vendeuses;
M r.
Ashok Kumar Aggarwal, travailleur social en provenance de Kota, Rajasthan
a parlé de la politique du développement urbain qui ne tient pas compte
des préoccupations des vendeurs les rendant ainsi économiquement et
socialement insécurisés. Il a fait remarquer que le vendeur est au début
de la chaîne et que son importance devrait être soulignée en votant
seulement pour le parti qui soutient leur cause.
Le
participant suivant en provenance du Zimbabwe a montré son mécontentement
avec les différentes politiques, actes et lois déjà encadrés et les a
appelées “dépassées”. Il a mis l’accent sur l’importance de formuler des politiques qui correspondent avec les
“nouveaux besoins du secteur non organisé”.
Mr.
Narenden Sharma de Gwalior a dit que nous devons comprendre comment
rendre nos organisations de plus en plus organisées. L’organisation et
la lutte devraient aller de paire. En Inde, des Comités divers tels que
les Comités de Scheduled Caste (SC)/Scheduled Tribe (ST), les comités
des femmes etc., existent mais un tel comité n’existe pas pour les
vendeurs et il leur appartient de soulever leurs voix à propos.
Mr.
Radhey Shyam Churiwala de Madhya Pradesh (MP) a indiqué que 80% des
communautés dépendent de l’emploi autonome. Le pays a été représenté
dans le passé par certaines communautés marginalisées; de la même façon
les vendeurs devraient être élevés aussi aux plus hauts échelons du
pouvoir. Des législations vielles et dépassées devraient être
abandonnées et de nouvelles législations devraient être formulées à
leur place.
Une
participante de l’Afrique a mentionné son inquiétude et a donné
l’utilité des organisations internationales qui travaillent pour le
secteur non organisé. Elle a dit que la principale caractéristique de
ce secteur c’est qu’il est totalement informel et qu’un certain
degré de formalisation va aider pour sa croissance. La population qui
compose ce secteur devrait faire
partie du plaidoyer pour la planification et développement des
politiques. Par conséquent l’environnement au lieu de travail joue un
rôle majeur. L’éducation est une autre composante qui joue
apparemment sur la sécurité
de l’emploi et en plus souligne le besoin pour un lobby des femmes
vendeuses.
Mr.
Ashok Patnaik de Bhubaneswar, Orissa a énuméré les bonnes choses du
gouvernement et le rôle joué par le gouvernement pour la cause des
vendeurs de rue. Il a dit que l’art. 19(1) G de la constitution de
l’Inde a des provisions pour le droit de pratiquer n’importe quel
commerce et occupation. Il est donc nécessaire de comprendre que les
vendeurs de rue assurent des services essentiels et commodités à un
prix abordable. Une atmosphère positive doit être créée au lieu de
celui anti-établissement. Il a soutenu la cause des vendeurs de rue de
Orissa et les efforts entrepris pour leur bien-être et a en plus
revendiqué qu’avec une bonne réglementation des politiques existants,
le pays deviendrait ‘un paradis pour les vendeurs de rue’.
Mr.
Ghanshyam Kotwani de Jaipur a insisté sur la nécessité d’établir un
comité pour la promotion et le bien-être des vendeurs de rue. Il a
aussi ajouté que NASVI devrait plaider pour ça aussi.
Mlle.
Kavita de SEWA, Madhya Pradesh a parlé de l’importance des représentations
politiques et un comité pour le bien-être du secteur non organisé. Les
femmes vendeuses doivent avoir un marché séparé contenant les
installations essentielles pour elles et leurs enfants. Elle a dit
qu’il y a trois models qui devraient être utilisés pour le gagne-pain
des femmes vendeuses qui sont: 1.faire face à la compétition avec les
nouveaux centres commerciaux qui proviennent du secteur privé; 2.
acheter une place par des micro crédits et l’utiliser ; et 3.
prendre une place à travers des négociations et suppléer à leurs
besoins. Cinq plans sur les quels l’Etat de Gujarat travaille déjà
avec une organisation, ont été exhibés pour dire que le changement est
possible. Ces cinq plans concernent la santé, développement des capacités,
examens médicaux, bibliothèques et soins médicaux.
Mr.
Kumar Chandra de Puri, Orissa a partagé son opinion en disant que nous
devons mettre l’accent sur des solutions basées sur les processus au
lieu des solutions basées sur les politiques.
Un
autre représentant du Kenya a dit que les vendeurs de rue doivent être
à mesure de se représenter au parlement. Ils ont seulement besoin
d’un soutien initial pour exécuter un travail traditionnel, mais après
quoi ils peuvent continuer eux-mêmes.
Une
représentante d’Ouganda a parlé de son expérience à Kampala où la
lutte des vendeurs de rue les a permis de revendiquer leurs droits et récupérer
leur terre qui, était déjà autrement pris par les capitalistes. Elle a
insisté sur l’importance de réhabiliter les vendeurs expulsés du
marché.
Mr.
Elvis de la Zambie a soulevé certains points importants que les vendeurs
de rue sont très fragmentés et doivent être mieux organisés et plus
unis. Il y a des problèmes divers concernant la vulnérabilité des
vendeurs de rue, et leur implication est cruciale dans le processus de
prise de décision pour une représentation adéquate de leurs problèmes.
Mlle.
Shika Joshi, NASVI était directe en disant que la politique nationale
est seulement exécutée partiellement dans les Etats d’Orissa et
Madhya Pradesh mais n’est pas encore implémenté dans les 27 Etats
restants.
Les
ONGs locales doivent prendre au sérieux ce problème et demander son
implémentation immédiate sur l’ensemble du territoire national. Elle
a aussi parlé de leur travail en tant qu’organisation active dans 150
taudis, qui consiste à négocier avec les corporations municipales sur
l’infrastructure et le transport. Finalement, elle a parlé de
l’importance de créer un réseau fort pour promouvoir la cause des
vendeurs de rue.
Enfin
une participante de Ghana a été spécifique en disant que les femmes
sont plus enclines à l’oppression dans le secteur non organisé à
cause de l’augmentation de la violence. Elle a dit que la démocratie
devrait adresser les problèmes de santé ainsi que l’éducation des
travailleurs et leurs familles. Elle a aussi cité divers exemples des
agitations sociales qui étaient un succès pour leur pays et pouvaient
s’avérer impératives pour d’autre pays aussi.
Journée
1 Session 3: Présentation sur les Expériences Communes sur la
planification et les Politiques
Dans la
session précédente, les participants ont été divisés en deux groupes
où ils ont partagé leurs
expériences spécifiques de leurs pays sur les problèmes et préoccupations
des vendeurs de rue vis-à-vis de la politique et planification. En plus
de ça, chaque groupe a fait une brève présentation résumant leurs
expressions individuelles. Nous donnons ci-dessous la liste commune des
problèmes, commentaires, clarifications et suggestions qui en ont suivi:
Reconnaissance
des vendeurs et leur sécurité à travers une chaîne formelle des lois
et politiques de vente ;
Etant donné
que la vente est une préoccupation globale, alors la solution doit aussi
être globale. En effet, la résolution peut prendre la forme des
directives globales obligatoires ou lois appliquées et contrôlées par
l’OIT.
Une telle
discussion détaillée doit être faite pendant une période plus longue.
Ce serait mieux dans le m dans le même contexte d’avoir pris de telles
délibérations à un niveau général de base après quoi une délibération
plus focalisée peut avoir lieu avec un groupe plus petit.
Les
suggestions représentées par les deux groupes devraient être reprises
par un ‘Comité’ qui devrait présenter le problème au parlement.
Le défi
majeur a avoir avec un engagement constant avec la lutte quotidienne des
vendeurs de rue vis-à-vis des unités locales de gouvernance. Par
exemple le harcèlement policier sur les vendeurs avec l’usage excessif
des lois (p.ex. Section 203 de l’Acte Municipal en Inde) doit être
adressé.
Il y a
insuffisance de volonté politique en général face aux préoccupations
du secteur non organisé et le vide qui existe entre les concepteurs des
politiques et les citoyens marginalisés doit être comblé.
Les réseaux
et associations qui représentent les problèmes des vendeurs de rue
doivent s’unir comme une seule voix quitte à ce qu’elle résonne
parmi les différents départements gouvernementaux. Comme l’a
correctement pointé «rien pour nous sans que nous soyons impliqués».
En réponse à
la question des suggestions, une structure doit être créée qui se
chargera de mettre en place une stratégie.
Dans tout le
processus de représenter les préoccupations des vendeurs de rue, nous
devons faire attention de ne pas laisser que le problème soit utilisé
pour des motivations politiques. Toutefois ce n’est pas pour nier le
fait que le problème même n’est aucunement apolitique.
L’intérêt
doit être porté aux vendeurs
de rue en milieux ruraux et territoires ferrés et non seulement les
vendeurs urbains.
La situation
paraît être similaire dans tous les pays.
Le pouvoir de
négociation pour les réseaux de plaidoyer des vendeurs de rue peut être
développé en organisant des fréquentes réunions aux niveaux locaux
variés.
C’est
important comme stratégie, d’intégrer les corps du gouvernement local
dans les luttes et plaidoyers pour les vendeurs de rue.
Dans le même
ordre, le langage et rhétorique utilisés par les réseaux de plaidoyer
doivent être cadrés d’une manière qui va résonner et sensibiliser
les autorités locales.
Pour qu’une
conscientisation globale et une prise de conscience globale pour la cause
des vendeurs de rue, soient effectives, c’est essentiel que nous
puissions transformer nos attitudes personnelles dans nos vies
quotidiennes par rapport aux vendeurs de rue.
Les droits des
vendeurs de rue dans le contexte de la justice sociale et droits de
l’homme ne peuvent être accomplis que seulement si les associations
pour les droits des vendeurs de rue s’organisent en un seul front uni
contre l’attaque de la globalisation et les Etats capitalistes.
Par la
suite, un comité a été constitué à partir des participants pour représenter
une préoccupation globale unie pour les droits des vendeurs de rue.
Journée
2 Session 1: Participation dans la Planification – Expériences des
organisations des vendeurs de rue
Mr.
Orlando Mercado, CTCP, Nicaragua, est
un vendeur de rue au Nicaragua. Il a indiqué qu’il y avait une
empoignade majeure entre la police et la communauté des vendeurs de rue
en 2002. 364 vendeurs étaient emprisonnés et il a fallu de longues et
laborieuses négociations pendant 2 mois pour que leur liberté soit
restaurée.
L’inquiétude
principale de la communauté des vendeurs de rue du Nicaragua était
l’absence des installations sanitaires adéquates, éducation et
justice sociale. Ceci a conduit à la demande pour les droits des
vendeurs de rue à l’établissement. Les vendeurs de rue ont demandé
le droit de participer aux élections municipales et d’autres corps du
gouvernement. Leur expérience était amère étant donné qu’au moment
des élections Présidentielles et Municipales, on se rappelle d’eux
pour oublier leurs promesses aussitôt que la période électorale est
terminée.
Cependant
l‘année passée, leurs demandes pour la sécurité sociale et les
installations sanitaires ont été entendues par le Candidat aux élections
présidentielles, et après avoir gagné les élections; le Président
apparaît avoir accepté leurs suggestions et est maintenant en train des
stratégies en place pour sa mise en application.
Mais en
même temps cette lutte doit continuer. Comment est-ce pensable que les
vendeurs de rue qui représentent une si grande proportion de la
population ne puisse pas avoir une voix dans les politiques de développement
de l’Etat ? C’est la communauté des vendeurs de rue qui crée
presque 50% du produit Intérieur Brut et paye 80% de taxes contre la
contribution de 20% faite par le secteur organisé.
Ce
Novembre, se tiendront des élections au niveau des Etats et la communauté
des vendeurs de rue a pris une position qu’ils ne vont pas participer
aux élections à moins que le gouvernement applique des solutions pour
leur sécurité sociale. A présent le Nicaragua compte 32 986 vendeurs
de rue et 32 organisations qui leur représentent. La communauté est
largement représentée par les organisations et il y a une organisation
qui est complètement gérée et représentée par les femmes vendeuses
de rue.
Les
revendications des vendeurs de rue ont finalement commencé à être
reconnues par le gouvernement Nicaraguayen. Les organisations des
vendeurs de rue ont aussi commencé à échanger des correspondances avec
les gouvernements des Etats-Unis d’Amérique, El Salvador, Guatemala et
Costa Rica pour donner une face internationale à leur lutte. Ceci
voulait aussi dire inviter les candidats de Mexique et Brésil à reconnaître
la légitimité de leurs revendications ainsi que leur demande pour la sécurité
sociale et les droits de l’homme. Il y a aussi une organisation au
Nicaragua qui a une participation internationale dans la région d’Amérique
latine et centrale dans la lutte pour les droits des vendeurs de rue et
travailleurs de l’économie informelle.
Mme.
Martha Santoyo, FNOTNA, Mexique,
a partagé son expérience de vendeuse de rue et les atrocités qu’elle
a connues depuis les années de son enfance. Ses parents étaient aussi
des vendeurs de rue et ils étaient traumatisés par les atrocités de la
police et ont eu à lutter pour leurs droits. Les conditions des vendeurs
de rue du Mexique sont très lamentables et c’est pourquoi elle a décidé
de lutter pour la cause. Ce n’est pas seulement le gouvernement qui est
responsable de l’actuelle situation; nous devrions aussi prendre une
part de responsabilité pour notre détresse. Le gouvernement nous a
reconnu parce qu’ils étaient intéressés par nos votes. Le processus
pour l’obtention de nos droits n’a pas été facile. Pour ça, il
nous a fallu en justice et endurer un mauvais traitement par les
officiels et autorités gouvernementales. Elle a affirmé que les
vendeurs de rue doivent être traités comme d’autres citoyens du pays.
C’est vrai que les vendeurs paient moins en taxes comparativement à
ceux qui sont dans le secteur organisé mais le gouvernement a accepté
que c’est ça que nous pouvons payer. Nous sommes prêts à payer des
taxes au gouvernement mais au retour nous voulons des places fixes pour
les vendeurs de rue en ville ainsi que la justice sociale et la sécurité
sociale pour eux. Nous devons très forts pour que nous puissions gagner
le respect dans la société. Elle a fondé une organisation pour pousser
pour les demandes des vendeurs de rue et les organiser. Elle a réitéré
qu’il est important d’utiliser les avenues politiques et d’où les
représentants des vendeurs au Mexique ont obtenu des postes de dignité
dans le gouvernement. Elle a finalement dit que nous devons être unis
pour lutter pour la cause des vendeurs de rue.
Mlle.
Angélique Kipulu Katani, LDFC, Congo,
a commencé par donner une brève information sur la situation sociale,
politique et économique dans son pays. La RDC est un grand pays, riche
en minerais et agriculture mais la majorité de la population vit en
pauvreté. Dans les années 1990s, la RDC a fait face à une dépression
économique sévère qui a conduit à la perte de l’emploi et gagne-pain
pour beaucoup. Maintenant approximativement 85% de la population sont
dans le secteur informel. Et même l’autre 15% sont indirectement dépendants
du secteur non organisé pour suppléer à leur revenu. Initialement,
elle travaillait pour un syndicat dont l’objectif principal était
d’organiser les travailleurs dans le secteur formel. Mais graduellement
avec la chute de l’économie, ils se sont rendu compte que c’est le
secteur non organisé qui nécessite beaucoup plus d’attention. Les
mauvaises conditions économiques ont provoqué une augmentation dans le
nombre des femmes de s’adonner aux activités qui étaient initialement
faites par les hommes afin de subvenir aux besoins familiaux. Ces femmes
amenaient des textiles du Congo Brazzaville (pays et capitale voisine de
Kinshasa) pour établir leurs propres affaires à Kinshasa/RDC. Elles
devraient traverser le fleuve Congo pour s’approvisionner en matériaux.
De plus en plus des femmes optaient pour ce business ce qui a créé
beaucoup de chaos à la frontière ce qui a conduit le gouvernement à
interdire l’activité. Ceci a résulté en un traitement inhumain des
femmes, confiscation de leurs biens et certaines d’entre-elles furent même
emprisonnées. C’est à ce moment que les femmes ont approché le
syndicat pour assistance. Mais parce que le cadre existant du syndicat ne
permettait pas de travailler avec les
travailleurs du secteur informel, les politiques
et lois ont été modifiées pour accommoder le secteur informel.
A travers sa connaissance personnelle avec le Maire de Kinshasa, Mlle
Katani l’a approché pour qu’il améliore les conditions de ces
femmes et ouvre le blocus de commerce. De sa part, le Maire lui a catégoriquement
demandé si personnellement elle veut prendre la responsabilité
d’assurer que les rebelles en provenance de l’autre côté de la
frontière ne viendront pas déstabiliser leur pays. En réponse, Mlle
Katani a dit qu’elle ne veut pas faire de la politique et que sa seule
motivation est d’aider les femmes qui sont pourvoyeuses pour leurs
familles. A cause de son intervention, les autorités ont donné de la
place aux femmes pour conduire leurs affaires dans les périphéries de
la ville car elle a trouvé qu’il n’était pas convenable de les
installer dans les marchés existants à cause du surpeuplement. Tout en
travaillant avec ces femmes
le syndicat est arrivé à se rendre compte que les travailleurs de l’économie
informelle font face aux problèmes de toute sorte comme le manque des
mesures de sécurité sociale, manque de logement et ainsi de suite. Il
faut ajouter à ceci le fardeau de différentes sortes de taxes que les
vendeurs doivent payer. Une réunion a été organisée en janvier 2008
pour sensibiliser les autorités civiles concernant les problèmes des
vendeurs de rue. Mlle. Katani a terminé son allocution en disant
qu’une plateforme internationale est nécessaire pour adresser les
problèmes des vendeurs et que le présent atelier est un bon effort vers
l’accomplissement de cet objectif.
Mr.
Lameck Kashiwa, Zambie
a ouvert le forum en disant qu’il serait bref. Il a d’abord parlé de
son expérience avec le gouvernement. Avant, ce sont les petits marchés
qui approvisionnaient de la nourriture. Avec le temps, l’Etat a commencé
à s’impliquer dans les problèmes du secteur non organisé, et
pourtant la population n’avait pas la possibilité d’assurer le suivi
et évaluation de l’action gouvernementale. Ensuite les politiques
d’ajustement structurel ont eu comme conséquence la croissance du
secteur informel. Il a discuté des inquiétudes liées au Mémorandum
d’entente (MOU) entre l’Union Européenne et le Gouvernement Zambien.
Le MOU était que le gouvernement devrait consulter directement les
parties intéressées ‘p.ex. les vendeurs de marché’ pour mettre en
place ce nouveau marché créé pour eux.. En plus les vendeurs de marché
ont demandé de réviser ce MOU. L’argument pour l’Union Européenne
était que le gouvernement Zambien devrait consulter les groupes d’intérêt.
Les organisations des marchés sont aussi intervenues pour décrire le
type de marchés dont elles avaient besoin. Ils ont donné les priorités:
dépôts, sécurité, électricité, eau, gestion et ramassage de déchets,
forum formel pour disputes, fonds pour santé et croissance, et un accent
sur les marchés ouverts, éducation sur les besoins des vendeurs de
marché. Il a conclu en soulignant les conséquences de la lutte contre
le gouvernement. Le gouvernement doit savoir ‘qui sommes-nous’ et
‘quels sont nos besoins’ dans le secteur non organisé. Bien que la
loi actuelle en Zambie ne prévoit pas de forum pour discuter de tels
problèmes mais le progrès est bon. Le Président Zambien, a noté nos
revendications lors d’une discussion.
Mr.
Cheikh Fall: Street Vendors Project, New York,
a présenté son organisation comme étant celle qui a été envisionnée
et mise sur pied par un vendeur de rue qui a éventuellement embrassé la
profession de la loi. Il a dit que la communauté des vendeurs de rue de
New York avaient leurs propres problèmes à confronter, pour les quels
il était important d’identifier les préoccupations et mettre en place
des stratégies pour créer des structures qui seraient utilisées pour négocier
avec les autorités municipales.
Le
profil sociodémographique de la communauté des vendeurs de rue à New
York est différent de celui dans d’autres nations, en particulier les
régions Asiatiques, Africaines et d’Amérique Latine. La plupart des
vendeurs sont des émigrants étrangers. Aussi, il serait intéressant
d’observer que 50% des vendeurs de rue ont été exposés à la
formation militaire et ont une bonne compréhension des structures légales
des Etats-Unis d’Amérique. Ils sont donc très familiers avec
les lois qui ont des liens ou qui peuvent être en conflit avec la vente
de rue.
Le but
principal des vendeurs de rue ici n’est pas seulement de résoudre
leurs problèmes immédiats mais de créer des structures qui leur
permettront de se développer et devenir aussi grands que sont les
corporations d’affaires aux Etats-Unis. En effet, il faut noter que
derrière le succès de la plupart des grandes corporations en Amérique,
se trouvait les efforts de quelqu’un qui a commencé comme vendeur de
rue. Donc le but des organisations des vendeurs de rue aux Etats-Unis est
d’assurer une éducation et formation appropriées aux vendeurs de rue
pour les orienter vers la principale économie.
Contrairement
aux pays du tiers monde, les vendeurs de rue à New York ne souffrent pas
du même degré de rareté des avantages de santé ou droits de sécurité
sociale. Leur lutte principale est donc centrée sur transformer la
position de la classe des vendeurs de rue des Etats-Unis d’Amérique.
Mr.
Kim Heung Hyun, KOSC, Corée a
directement retenu l’attention de l’audience par la narration des
incidents qui ont résulté en la formation de Séoul et donc prouvant le
point que l’histoire se répète. Il a présenté l’attitude du
Gouvernement en disant que tout le temps la conception a été de réduire
le nombre des vendeurs au dixième de leur force, au point de louer les
services des éléments anti-sociaux. L’effort continu des autorités a
toujours été d’interdire aux vendeurs de s’installer. Il a ajouté
que KOSC a une histoire longue de vingt ans mais l’organisation a connu
des périodes très critiques. Les forces de maintien de l’ordre ont
ouvertement interdit aux vendeurs et les éléments anti-sociaux ont
aussi été loués pour chasser les vendeurs. Mais les vendeurs de leur côté,
continuaient à faire des efforts consistants pour soumettre des
propositions alternatives pour contrer le grand marché et les affaires
des compagnies multinationales.
Comme
conseil à tous les participants ici présents, Mr. Kim a dit que l’échange
a établi le fait que nous faisons tous face aux problèmes similaires et
c’est pourquoi StreetNet a été créée – pour lutter ensemble pour
la même cause. Il a demandé au groupe de mettre en place un système
tel que tout le monde peut confronter le système leurs propres pays à
travers une planification appropriée. ‘Communiquons nos expériences
à StreetNet qui va à son tour les transférer à tous les affiliés à
travers la communication électronique avec les affiliés et la
publication au site web de StreetNet.
Journée
2 Session 2
Mr
Arbind Singh, NASVI,
a donné un bref résumé des orateurs précédents tout en disant en même
temps que les problèmes soulevés le premier jour devraient être
clarifiés. Il a indiqué que la politique nationale du gouvernement
d’Inde était adoptée en 2004. Mais la commission a suggéré une révision
comme certains aspects de la politique causaient des problèmes.
Maintenant la politique revue vient d’être recommandée par la
Commission. Le Gouvernement Indien pensent aussi d’une loi pour les
vendeurs de rue. En effet, même avant que la loi ne soit adoptée par le
parlement, les Etats ont aussi leurs propres politiques. La politique
nationale n’est pas non plus une meilleure alternative car dans
certaines places comme Pune, ces politiques ne sont pas pour l’intérêt
des pauvres, cependant la même politique avec la participation des
vendeurs de rue est en train d’exhiber des résultats productifs résultats
productifs à Bhubaneshwar.
Planification
pour les Zones de vente
Mr.
Ashok Kumar Pattanaik,
Maire adjoint de la municipalité de Bhubaneshwar (BMC) a commencé avec
la déclaration que Bhubaneshwar est considéré comme le “paradis pour
les vendeurs de rue”. En introduisant
Bhubaneshwar, il a dit que cette place est une confluence de la
tradition et de la modernité et elle a une histoire culturelle riche qui
se manifeste à travers ses architectures anciennes. Il a informé
l’audience à propos de l’Article 19 (1) g dans la constitution
Indienne qui prévoit la conduite des affaires sur les pavements. Parlant
de la situation des vendeurs de rue à Bhubaneshwar, il a dit qu’ils
sont des parténaires dans la municipalité de Bhubaneshwar (BMC). Il a
exposé les résultats de l’enquête conduite par AORVA à Bhubaneshwar
qui a trouvé qu’il y a environs 17 000 vendeurs de rue dans la ville.
Mais il croit que le chiffre réel serait plus grand que ça. Mr.
Pattanaik pense que les problèmes des vendeurs de rue ne devraient pas
être traités en isolation. Il a énuméré les différents plans et
programmes initiés par la BMC pour les vendeurs de rue tels que cells
pour le pauvre urbain, e-gouvernance pour porter plainte, introduire la
charte et la carte du rapport des citoyens, une évaluation opportune,
data base, programme des micro entreprises, lier les bénéficiaires aux
banques, former les SHGs, provision de la sécurité sociale et beaucoup
d’autres. Il a aussi ajouté que la
BMC a fait des arrangements pour la déclaration des “zones de vente”
en association avec les vendeurs. Il a conclu son allocution en
remerciant Ms. Aparajita Sarangi, maire du BMC qui est l’architecte
derrière la conception des ‘zones de vente’
Partenariats
Potentiels impliquant la responsabilité sociale des Entreprises
Mr.
Ajay Narayan: Directeur Financier, Lease Plan
Mr.
Narayan a commencé par l’introduction de sa collaboration avec NASVI
vielle d’une décade. Il a ensuite introduit sa compagnie, Lease Plan,
qui gère le financement et location des véhicules dans 29 pays et plus
de 150 villes. Il a ensuite insisté sur l’importance de la
responsabilité sociale pour les affaires et l’a décrit comme un
engagement continu des entreprises pour qu’elles se comportent éthiquement
et contribuent au développement économique en améliorant le statut de
la masse des travailleurs non organisés. Dans cet effort, les rôles joués
par le gouvernement, les organisations volontaires et de la société
civile sont aussi importants, en collaboration avec les entreprises. Dons
la responsabilité sociale des entreprises (CSR) est un effort et
responsabilité collectifs.
Il a décrit
les succès de Lease Plan dans la CSR surtout avec les deux projets –
Allégement de la pauvreté en partenariat avec l’organisation de
reconstruction du village et child plan (Projet Pakash). Le premier
projet était basé sur les principes et concepts Ghandiens de Sarvodaya
où des efforts ont été faits pour rendre chaque village indépendant
et autosuffisant (une illustration du village de Palasnagar dans le
district de Wardha en Maharashtra a été faite). Le second projet avait
à faire essentiellement avec l’approvisionnement en ressources pour
l’éducation des enfants du pauvre travaillant et a été représenté
à travers la projection d’un film court. Il a aussi souligné qu’en
ce qui concerne la prise de responsabilité pour l’environnement et
surtout dans le contexte des dégâts causés par la pollution des véhicules,
Lease Plan a été soumise à un audit pour l’énergie.
Mr.
Narayan a souligné les problèmes liés au processus d’urbanisation et
a mentionné les étapes exigées pour alléger les inquiétudes soulevées.
Les plus grands problèmes qu’amène l’urbanisation sont ceux de la
migration, la monopolisation par les centres commerciaux et Sociétés
Commerciales, conduisant à la perte d’opportunités de gagne-pain pour
les vendeurs de rue. Les stratégies sont centrées sur le zoning et les
plans d’utilisation des terres, la démarcation des zones de vente, Intégration
du drainage urbain, gestion des ordures solides et élimination des eaux
usées, mieux organiser, transport moins cher et qui protège
l’environnement et enfin un soutien infrastructurel pour les vendeurs
de rue comme logement à bas prix à travers la coopération entre le
gouvernement, les organisations non gouvernementales et les entreprises.
Journée
2 Session 4: Plénière
Tout au
long de cette session, les étudiants étaient divisés en deux groupes,
où les participants ont partagé les expériences spécifiques de leurs
pays respectifs sur comment changer la façon de raisonner des
planificateurs, magistrats et juges, des organes législatifs et
judiciaires du gouvernement.
Groupe 1: Mr. Bhushan a souligné les grands problèmes qui ont été soulevés dans son groupe de discussion;
Groupe
2: Mr.
Krishna Prasad, NASVI et Elvis Chishala (AZIEA) comme leaders du groupe
ont souligné les préoccupations du groupe 2:
Journée
3 Session 1: Résolutions et planification sur les étapes suivantes
La
session était dirigée par Mlle. Helen Creed du Département des
consommateurs et pour la protection de l’emploi, Gouvernement
d’Australie de l’Ouest.
Anandan
P. Menon, Bureau du Programme, OIT
Mr.
Menon a donné une brève introduction à propos des activités de
l’OIT qui incluent la promotion des droits de travail, emploi garanti
et sécurité sociale et ainsi de suite. Il a cité des efforts
de plaidoyer divers, qui ont été faits en Inde dans les quelques
années passées comme l’enquête de 2001, le Forum Social Mondial
(2003), LA VISITE PAR LE Directeur Général de l’OIT (2003), la
formulation de la politique nationale sur les vendeurs de rue (2004) et
ainsi de suite. Il a dit que le rôle des femmes est important et que la
recherche dans le développement dans ce domaine est en cours.
Amod
Kanth, Secrétaire Général, Prayas
Mr.
Kanth a dit que c’était un privilège unique pour lui de recevoir
l’invitation à cette conférence malgré qu’il ait été dans la
Police Indienne pour trois décades. Cependant, individuellement, Mr.
Kanth a également été, si non plus passionné concernant les vies des
sans abris et enfants de la rue. Il fut membre du Comité qui a formulé
la Politique Nationale sur les Vendeurs de Rue Urbains. Il a cité que
pendant sa période de service, 3,070 morts non identifiées ont été
enregistrées par la police et qu’après d’ample investigation, il a
découvert que presque 75 pourcent d’entre-eux furent des vendeurs de
rue. Parmi les 140, 000 personnes sans abris à Delhi, seulement 20,000
ont pu trouver quelque espace physique à rester. C’est clair que le
gouvernement n’était pas préoccupé par la détresse des personnes de
rue.
Nous
sommes allés révéler les mythes perpétués à propos de
l’urbanisation en Inde. La croissance de l’urbanisation pour la décade
en Inde était relativement lente contrairement
à la notion que le processus est devenu rampant. C’est seulement 28
pourcent de la population Indienne qui vit dans les villes et il n’y a
pas autant de taudis que ce qui est présenté. Il y a 70,000 hectares de
terre urbanisée à Delhi et les taudis occupent seulement 2-3% de cette
terre. Donc le problème n’est pas une expansion incontrôlée de la
population urbaine des taudis mais celui de l’insensibilité des
planificateurs. Il n’y a simplement pas d’inclusion des vendeurs de
rue et d’autres pauvres dans le programme du gouvernement. Presque 65
millions d’hommes en Inde sont sans abris et n’ont aucune place dans
la politique d’assistance sociale de l’Etat. En réitérant le même
problème, un petit montant de 20 Rupees constitue le budget de revenus
ou dépenses de 79% de la population entière par jour. Cette dichotomie
large et croissante entre les riches et les pauvres n’a pas eu
d’effet sur la façon dont les autorités du gouvernement voient les
choses pour le moins qu’on puisse dire.
Revenant
à l’instance récente et continu de la rénovation de la ville pour
les Jeux de Commonwealth en 2010, Mr. Kanth a dit que la ville est connue
comme l’engin de la croissance et alors que sa croissance est alimentée
par le labeur du travailleur pauvre, quand la ville est créée, le
pauvre est immédiatement pointé comme la personne à être chassé de
vue. Il a donc suggéré qu’une planification inclusive était très
cruciale et que pauvres urbains constituent la catégorie des pauvres la
plus affectée étant donné qu’ils sont ouvertement gommés de chaque
côté du plan de croissance.
Journée
3 Session 2: Résolution
Les
membres du comité de rédaction ont participé à une session
d’intense discussion qui a formulé les résolutions suivantes qui ont
été adoptées unanimement par l’assemblée:
Concernant
la Conférence
1.
Le secteur informel surtout les vendeurs de rue, petits vendeurs,
vendeurs ambulants font face aux sérieux problèmes quotidiens, y
compris les répressions par la police et l’Etat. Après l’avènement
des compagnies multinationales et des grandes compagnies nationales comme
détaillants des commodités d’usage quotidien, rendent plus vulnérable
et misérable la vie de ces sections pauvres et marginalisées de la société.
Cette
Conférence Internationale prend
la résolution de s’opposer à l’entrée des multinationales et
grandes compagnies nationales dans la vente en détail et en appelle à
une campagne et mouvement internationaux contre ces compagnies. D’où
nous demandons aux gouvernements de:
Stopper
de leur donner des licences pour l’ouverture des magasins pour la vente
des légumes, fruits et d’autres articles d’usage quotidien.
2.
Le développement des villes ne peut pas être apprécié par une
meilleure infrastructure, des grands immeubles, routes et ponts routiers,
mais doit plutôt être mesuré par rapport à la vie du citoyen commun
et peuple pauvre parce qu’ils font partie des villes et contribuent
grandement à l’économie surtout les vendeurs de rue et ambulants.
Inutile de mentionner que sans eux nous ne pouvons pas imaginer des
villes inclusives. Cependant, dans les temps récents, les marchés sont
en train d’être déplacés au nom de rendre belles les villes, et ils
perdent leur emploi et source de gagne-pain.
D’où
cette Conférence Internationale demande au gouvernement de:
Donner
droit de représentation aux organisations des vendeurs de rue et
ambulants dans les programmes de planification urbaine.
Nous ne
nous opposons pas à la croissance des villes mais demandons simplement
la construction des marchés viables pour ces sections et sauver les
droits à l’emploi des pauvres.
3.
Les vendeurs de rue et ambulants ainsi que les petits commerçants
contribuent au PIB total des pays. Leur contribution à l’économie ne
peut pas être ignorée. Mais dans le scénario actuel ils ne sont pas légalement
protégés et sont toujours harcelés par la police et corporations
municipales.
D’où
pour protéger leur gagne-pain, nous demandons aux gouvernements de
mettre en place des lois en leur faveur:
i. Leur donner
des cartes d’identité et licences
ii. Formuler des
zones viables pour les vendeurs ambulants
iii. Pas d’évictions
illégales
IV.
Les protéger
à travers des programmes de sécurité sociale
V.
Prévoir des
facilités de base dans leurs marchés
VI.
Leur assurer
de l’assistance financière
et formation sur l’emploi
VII. Développer un
mécanisme approprié pour l’implémentation de la loi.
4.
Le partage d’expériences nous aide à nous rendre compte que
les problèmes des vendeurs de rue, ambulants, petits commerçants sont
plus ou moins les mêmes. Donc nous devrions combattre globalement pour
leurs problèmes.
Nous
avons aussi résolu que pour résoudre leurs problèmes, il est nécessaire
de –
i. Former leurs organisations à toutes les couches c.à.d au niveau local,
national et international,
ii. Renforcer
leurs capacités
à négocier avec l’Etat et les autorités locales
iii.
Renforcer
leurs
organisations et leur soutenir au niveau national et international
iv.
Et si une
organisation d’un pays quelconque a un problème, nous devons le
soutenir globalement.
5.
Tous les problèmes des vendeurs de rue, ambulants et petits
commerçants est le résultat du système économique et politique actuel
des pays à travers le monde où le pouvoir économico-politique est
entre les mains des riches minoritaires de la société, qui éventuellement
contrôlent les régimes.
D’où
nous prenons la résolution que nous devons intervenir dans le processus
économique de notre pays ; nous devons faire partie des
institutions qui conçoivent les lois. Notre but ultime c’est d’avoir
un gouvernement qui est pro homme commun et pauvre et de briser ce système
économique et politique qui est responsable de ce problème.
La résolution
à la quelle nous nous referons ci-dessus a été rédigée par Diana
Taulo (Malawi), Martha Garcia Santoyo (Mexique), Oscar Roberto Silva
(Argentine), Wisborn Malaya (Zimbabwe), Jasent Nakayemba (Ouganda),
Clarisse Fandy Gnahoui (Benin, Ghazanfar Nawab (Inde), Shika Joshi (Inde),
Mahesh Bora (Inde).