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VILLES DE CLASSE MONDIALE POUR TOUS

PLANIFICATION INCLUSIVE POUR LE PAUVRES QUI TRAVAILLENT   

Une Conférence Internationale sur la Planification Urbaine et Développement

14-18 Avril 2008, Conference Centre, Université de Delhi, Delhi, Inde   

Contexte de la Campagne, Plateforme et Demandes aux Gouvernements/Municipalités

Delhi témoigne une infusion massive des ressources pour améliorer l’image de la ville avant l’avènement des jeux de Commonwealth. Alors qu’on ne pouvait pas opposer (ne devrait pas) les plans qui améliorent l’infrastructure de la ville, c’est important aussi de noter que ces plans ne donnent aucune possibilité d’inclure le pauvre urbain travailleur.  En conséquence, nous pouvons voir qu’il y a une campagne de chasser les pauvres urbains de la ville. Les taudis sont en voie de démolition et ses résidents réimplantés dans des locations plus lointaines, plus loin de leurs places de travail. Les vendeurs de rue aussi font face à la même méchanceté des autorités au même titre que les autres travailleurs. Il existe une expulsion massive des vendeurs de rue des grandes artères de la ville. Les sections les plus vulnérables surtout les femmes et enfants sont les plus affectés par ces décisions.

Delhi n’est pas un cas isolé car l’Inde s’urbanise plus rapidement que jamais et avec l’infusion des fonds comme la JNURM, le scénario apparaît être obscurs pour le pauvre travailleur partout dans le pays. En quête d’une vie meilleure, ils se retrouvent dans des conditions d’enfer. Ceci va de pair avec une gouvernance urbaine plutôt pauvre associée à une mafia urbaine exploitative. Malheureusement les corporations urbaines ne se sont pas préparées pour cette explosion urbaine imminente qui nuit le pauvre plus que le riche. La plus grande tragédie est que les villes n’apprennent pas les unes des autres. Chaque ville expérimente et ne parle qu’à elle-même. 

Le Contexte

L’urbanisation est en train de croître à une vitesse jamais vue avant. L’exode rurale des populations vers les centres urbains était rendu possible par un certain nombre des facteurs y compris la réduction des opportunités d’emploi en milieu rural, une croissance inégale du secteur de services qui se concentre beaucoup plus dans les centres urbains et un développement des infrastructures de base concentré dans les centres urbains. Les centres urbains se développent comme les sièges de pouvoir exaltés, de control, de réglementation et des opportunités illimitées. Les centres urbains ont la connotation d’être centrés sur l’élite, la prospérité et le confort. Les centres urbains, tout en étant perçus comme centres de croissance et d’opportunités, sont en train de causer des tensions sociales et des conflits parce que «les premiers occupants» souffrent d’une perception de menace causée par «les nouveaux arrivants». De telles tensions se reflètent aussi dans la formation des «identités régionales» et «ghettos» au sein d’un conglomérat donné qui a une influence parlante sur l’intégration nationale.

La planification Urbaine et le Développement: Qui planifie? Qui en profite? Qui en souffre?

La planification urbaine est en train de devenir graduellement un exercice hautement technique. Ceux qui controlent la planification souffrent de l’insensibilité et de  l’impersonnel. Parce que ce domaine est considéré comme hautement spécialisé, l’implication de ceux de l’échelon inférieur est considérée comme inutile et déplacée. En conséquence les intérêts et préoccupations des opprimés ne sont pas pris en compte. La planification urbaine et développement aident les proportions minuscules des professionnels, les pourvoyeurs des services d’ordre supérieur, les groupes élites et dominantes qui jouissent des meilleures composantes des services. Les victimes sont les pauvres urbains qui souffrent des déplacements et des travaux méprisants étant donné que les facilités communes ne sont ni inclusives ni adéquates pour  répondre à leurs demandes.

Les Conséquences disfonctionnelles de la Planification urbaine et Développement.

A qui serviront la Planification Urbaine? Pendant que les centres urbains se préparent à s’occuper de la population élite, c’est le pauvre qui en profite le moins. Alors que les MNCs, à cause de la nature de leur produit qui est hautement spécialisé et sophistiqué, les processus et services bénéficient de l’implication des professionnels hautement  spécialisés qu’ils ajoutent à leur cagnotte et le pauvre n’en profite pas substantiellement.

Ils (les MNCs) consomment les ressources communes de base disproportionnellement alors que les pauvres sont abandonnés dans la souffrance  parce qu’ils n’ont pas l’opportunité de jouir des infrastructures de base. Les facilités  communes comme l’eau à boire, toilette et électricité commune prévues pour le pauvre urbain sont tellement mal maintenus qu’elles influencent négativement leur qualité de vie. 

Ceux qui s’occupent de la maintenance des villes jouissent rarement des facilités: La gestion des ordures de la ville et services est entre les mains du pauvre. Celui-ci souffre des vulnérabilités diverses de toutes sortes de contaminations qui prouvent être dangereuses. Les facilités pour leur quarantaine et nettoyage hygiénique après les services ne sont ni adéquates ni scientifiques. Ceci est en contradiction avec le principe de la dignité humaine pour une vocation. 

Les termes modernes du commerce sont anti-pauvres: Avec l’avènement des multinationales organisées dans le marketing des détaillants, les vendeurs souffrent des déplacements qui leur volent les opportunités et options de gagne-pain. Les points de vente des biens de première nécessité qui s’installent partout dans le pays vont certainement forcer les vendeurs de ces biens hors  du business. Plus que le business, la relation entre les producteurs et les détaillants sera complètement monétisée et impersonnel. La relation  d’affaires émergeants est en train de créer une influence négative sur le capital social.

La Planification moderne conduit à la criminalisation: Le plus tôt que le développement se concrétise, le pauvre est déplacé et réinstallé aux locations lointaines et obscures. Etre délogé n’est pas seulement disfonctionnel en ce qui concerne la perte des amarres sociales mais aussi en termes de déraciner les opportunités de gagne-pain. Le transport public vers les centres de travail est considéré comme étant une pensée d’après coup. Perdre les opportunités d’emploi et de gagne-pain conduit aux actions désespérées et à la criminalisation. Ceci n’est pas seulement contre la paix et la discipline de la ville  mais aussi contre l’intérêt national parce que les activités subversives peuvent passer inaperçues.

 En somme 

La planification urbaine moderne est disfonctionnelle, promeut l’exclusion du pauvre et donc nécessite plus d’attention. La campagne de Villes du Niveau Mondial pour Tous (WCCA) doit prendre en considération les aspects ci-dessus. 

Campagne de Villes du Niveau Mondial pour Tous (WCCA) et l’Atelier International 

Si l’urbanisation est inévitable alors à quoi elle doit ressembler? Devrait-elle considérer et adresser les vues et besoins de la minorité dominante ou elle doit représenter et s’occuper des besoins de tous ceux qui y habitent et font partie d’elle? Considérant l’exclusion du pauvre et des marginalisés, la campagne WCCA se veut de visualiser une ville du niveau mondial convenable pour tous et surtout le pauvre et marginalisé. La question alors est à quoi doit-elle ressembler – quels sont les besoins à adresser – quelle direction doit-elle prendre pour en arriver à la situation idéale?

 Tenant compte de la vision d’une ville de niveau mondial pour tous, une telle ville doit considérer les problèmes suivants:     

1.      Une planification inclusive: Ce qui veut dire que la planification devrait considérer les besoins, valeurs et préférences de tous ceux qui forment la ville et potentiellement,

2.  Gestion Démocratique et participative: La ville devrait avoir une planification et gestion participative des affaires de la ville pour que les décisions ne puissent pas blesser le pauvre inutilement et sans justification alors que la population dominante jouit des avantages. Les associations du bien-être des résidents sont un bon développement mais elles sont populaires et utiles pour les localités bien stables avec une population stable. La population instable du pauvre ne s’identifie avec des problèmes communs  et donc ne s’unit pas dans une collective formidable,

3.  Dynamique et flexible: Les situations sociales changent de façon dynamique et les normes de délogement  et réhabilitation peuvent ne pas être rigides et fixées. Elles doivent changer avec la situation et les circonstances. Donc, les normes de la planification et gestion de la ville doivent être flexibles et dynamiques en conformité avec les situations qui changent,

4.  Rationaliser les installations sur les principes du minimum: Les villes modernes sont en train de violer la considération minimale des dignités humaines. Pendant que les installations du niveau mondial à cinq étoiles existent pour la minorité, la majorité des pauvres sont laissés avec des installations paralysées et inhumaines. Les installations  de base comme l’eau à boire,  toilette et facilités de drainage sont négligées parce qu’elles servent les communautés pauvres pendant que les riches montrent vulgairement leur richesse en jouissant des ressources et des facilités d’intense énergie. Ceci va au-delà des principes de la dignité humaine. Ça ne devrait pas être acceptable,

5.  Une planification intégrative: Aujourd’hui, les villes sont planifiées et évoluent  en accord avec une population d’une classe/caracteristique-businessman démographique spécifique, groupes professionnels et ainsi de suite. Ce qui cause une interruption et fissure sociales. Le pauvre envoyé aux locations obscures et lointaines demeure isolé ce qui l’aliène davantage. Il se crée une criminalisation et d’autres activités anti-sociales qui sont détrimentales à l’ordre social harmonieux. La planification urbaine devrait s’occuper et autoriser les diversités d’offrir une face sociale vibrante.

6.  Des évictions forcées causées par des urgences manipulées: En général, les évictions ne sont pas basées sur des raisons rationnelles et logiques. Le plus souvent des raisons non urgentes sont fabriquées de justesse pour justifier les expulsions. L’avènement des projets gouvernementaux, les sociétés de logement et une rencontre de quelques personnes influentes pour un projet, causent des expulsions des pauvres. Dans l’absence des stratégies de réhabilitation stratégique, le pauvre reste le perdant. 

Questions pour l’atelier 

Les problèmes suivants doivent entre soulignés et discutés pendant l’atelier: 

    1. Politiques

·        Participative contre centralisée

·        Technologique-«Qu’est-ce qui est approprié»?

·        Assurer l’équité et la justice y compris le genre

·        Intégrative contre le zoning 

    2. Capacités

·        Capacités des planificateurs

·        Sensibilisation des planificateurs, bureaucrates et politiciens

·        Capacités et orientation du pauvre non organisé 

     3. Société civile et Groupes de pression

·        Les priorités actuelles des organisations de la Société Civile

·        Capacité existante

·        Stratégie pour réseautage et plaidoyer

·        Amener le pauvre au devant du plaidoyer et pression 

     4. Promotion et intégration politique

·        Qu’est-ce qu’il faut promouvoir

·        Comment promouvoir

·        Quand promouvoir 

NASVI est en train de solliciter  la coopération des organisations intéressées pour se joindre à sa campagne de villes du niveau mondial pour tous (WCCA) en Inde, dans la quelle NASVI est en train de défier l’approche traditionnelle élitiste de bâtir «des Villes du Niveau Mondial » avec la participation des vendeurs de rue et d’autres groupes du pauvre travailleur. La campagne mettra une attention particulière aux femmes et d’autres vendeurs de rue vulnérables qui sont les premiers à perdre leurs gagne-pain tout en étant les plus invisibles dans la plupart des plans pour «les Villes du Niveau Mondial». Les partenaires de la campagne vont jouir d’une liberté totale de s’y associer ou se dissocier/se retirer de la campagne – seulement pourvu que ceci est fait de manière transparente. 

Les partenaires de campagne recherchent ce qui suit: 

1.   Dialogue Politique National, qui doit être organisé pour un débat public entre les officiels du gouvernement, structures des jeux de Commonwealth, partenaires de campagne de WCCA et d’autres représentants des constituants du pauvre et marginalisés.  

2.   Inclusion des communautés et constituants pauvres dans la prise de décisions sur tous les problèmes qui ont des conséquences sur eux. 

3.   Opportunités égales pour TOUS pour bénéficier des villes à croissance rapide 

4.   Provision des services abordables et décents pour le pauvre et travailleurs de l’économie informelle – tel que le transport, sécurité, eau et électricité. 

5.   Formation des agents de l’ordre sur la relation entre leurs obligations de maintien de l’ordre et les règlements spatiales, droits sur la propriété et la terre, problèmes de développement et de gagne-pain pour le pauvre urbain. 

6.   Participation communautaire dans le combat contre la criminalité pour s’assurer des villes sans crime – et s’assurer que les initiatives de lutte contre la criminalité ne sont pas fourvoyées en opérations policières contre les groupes vulnérables (comme les vendeurs de rue, les étrangers, les sans abris et sans terre) au dépens des actions efficaces pour stopper les vrais criminels. 

7.   Moratoire sur toutes les évictions (de la terre, logement ou gagne-pain sur les rues) en attendant que les négociations avec les représentants démocratiquement élus des parties affectées. 

DEMANDES DE WCCA AUX GOUVERNEMENTS/MUNICIPALITES 

1.   Formellement adopter un concept inclusif de «Villes du Niveau Mondial pour Tous» avec la participation des vendeurs de rue et d’autres groupes du pauvre urbain – avec une attention particulière aux femmes et d’autres vendeurs de rue vulnérables qui sont traditionnellement les premiers à perdre leurs gagne-pain et sont les plus invisibles dans les plans précédents pour les «Villes du Niveau Mondial». 

2.   Entreprendre d’assurer qu’aucun individu ou groupe des vendeurs de rue ne sera désavantagé outre mesure par n’importe quelle amélioration urbaine ou initiatives de renouvellement urbain en préparation pour les jeux de Commonwealth de 2010. 

3.   Entreprendre qu’aucune relocation des vendeurs de rue, vendeurs de marché informel ou vendeurs ambulants ne sera en opération avant une quelconque amélioration urbaine ou initiatives de renouvellement urbain inclura nécessairement  des alternatives viables et acceptables qui sont accessibles même aux vendeurs les plus pauvres, y compris les femmes et les vendeurs avec infirmités. 

4.   Entreprendre de s’engager dans des processus consultatives participatives avec n’importe quelle personne ou groupes d’intérêt qui pourraient être affectés de manière substantive ou matérielle par un aspect d’amélioration urbaine ou initiatives de renouvellement urbain envisagées dans la création des Villes du Niveau Mondial. 

5.   Entreprendre de s’engager dans le dialogue social ou négociations substantives avec toutes personnes potentiellement affectées ou groupes ou leurs représentants démocratiquement élus, dans toute situation où l’amélioration urbaine ou les initiatives de renouvellement urbain peuvent avoir des repercussions sur leur travail ou gagne-pain. 

6.   Etablir des forums de négociation de plusieurs groupes d’intérêt dans chaque ville pour s’assurer des négociations inclusives non sectaires et processus de consultation, guidées par la Politique Nationale adoptée par le gouvernement d’Inde en 2004. 

-      la représentation du gouvernement local doit inclure les régulateurs aussi bien que les agences de maintien de l’ordre, et associations représentatives; 

-     les vendeurs de rue doivent être directement représentés par leurs propres représentants élus, avec une attention sur la représentation des femmes (dans les proportions de leur présence dans les rues) et vendeurs  avec infirmités; 

-      les vendeurs de rue qui opèrent comme fronts pour les petites et grandes entreprises, ou avec des conflits d’intérêt substantifs, ne seront pas regardés comme des représentants bona fide des vendeurs de rue; 

-     les structures de forum seront déterminées avec la participation de toutes les parties pour éviter  une marginalisation involontaire ou des situations de boutique fermée de facto 

-      Les Syndicats des travailleurs des Municipalités doivent être représentés en tant que groupes d’intérêt.

 Villes du Niveau Mondial pour Tous !! 

Planification Inclusive pour le Pauvre Travailleur !!

 Négociation et Dialogue Social !!

 Rien pour Nous sans Nous !!

          

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