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Les vendeurs de rue de l’AMÉRIQUE LATINE
 

L’Amérique latine est une région qui comprends l’Amérique Centrale et Australe. Ses plus de 21 pays incluent les communautés Espanophones et Lusophones ainsi que plusieurs groupes indigènes qui ont leurs propres langues et histoires. Ce sont des communautés culturellement et politiquement diversifiées avec une histoire de la colonisation et dans beaucoup de pays des régimes militaires dictatoriaux. 

Les vendeurs de rue constituent la partie visible du paysage urbain de l’Amérique Latine. Le commerce informel y est une tradition bien établie qui date du 16em siècle. Dans la dernière décennie, il y eût une augmentation dramatique du nombre des vendeurs de rue et de marché, car les nouveaux emplois formels n’ont pas pu correspondre à la croissance démographique, la migration rurale-urbaine et inter-régionale. 

En conséquence de la diversité politique et culturelle, les nombreux milliers des associations et organisations des vendeurs de rue des villes de l’Amérique Latine font face à des situations très différentes en ce qui concerne la réglementation et le soutien  qu’ils recoivent du gouvernement national et local. Dans beaucoup de pays de l’Amérique Latine, tout comme chez leurs homologues d’Asie et d’Afrique, les marchands informels font face à un harcèlement quotidien dans le processus d’essayer de gagner une vie honnête, vivent la corruption et sont exposés à une violence inutile. 

Il ya cependant un consensus général, que le commerce sur la rue est une composante importante et vibrante de l’économie de la région. On estime que dans les villes de l’Amérique Latine presque la moitié des travailleurs sont engagés dans les activités de l’économie informelle. Le chercheur Sally Roever (2006) a écrit, “Le commerce sur la rue représente l’un des segments les plus visibles de l’économie informelle en Amérique Latine. Une migration rurale-urbaine rapide des années 1940 jusqu’aux années 1970, la crise économique des années 1980 et la réforme néo-libérale des années 1990; tous ces faits combinés ont créé un surplus des chômeurs dans les villes de la région. En l’absence d’un emploi formel salarié, nombre des travailleurs se sont tournés vers l’économie informelle pour pouvoir générer quelque revenu (Roever, 2006).

La vente sur la rue et au marché offre une voie de gagner des revenus pour un nombre croissant des chômeurs et contribue au développement et aux revenus metropolitains. 

Pour le pauvre urbain, la vente sur la rue est une occupation avec moins de barrières d’entrée qui nécessite un petit montant comme capital et avec  peu ou pas d’infrastructure construite. Par conséquent les vendeurs de rue travaillent souvent dans des conditions précaires et insécures étant donné que leurs lieux de travail sont des espaces publiques urbains, pavements, rues et marchés. 

La recherche statistique de l’OIT sur l’économie informelle et la vente sur la rue montre que dans la plupart des pays, les femmes comptent pour une proportion significative des vendeurs de rue et de marché, qui travaillent souvent dans le secteur alimentaire, dans la préparation, vente ou en train de servir les aliments, et sont les principaux soutiens de leurs familles.

Organisation des vendeurs de rue 

StreetNet International, en tant qu’une fédération internationale des organisations des vendeurs de rue, a comme but d'aider à rendre visible les organisations des vendeurs de rue, partager l’information, défendre les droits des vendeurs de rue et de marché ainsi que renforcer la capacité à négocier avec les gouvernements locaux sur les lois, politiques et réglementations qui affectent le commerce informel.

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Sites Web des organisations des vendeurs de rue: 

Travailleurs de l’Economie Informelle

En Amérique latine comme en Afrique et en Asie, l’emploi informel a dépassé l’économie formelle en tant que principale source de travail suite à la globalisation et l’augmentation des formes journalières et flexibles de travail. L’emploi non salarié (autonome) est l’un des secteurs de l’emploi informel qui s’est accru très rapidement. 

Dans la période de 10 ans entre 1980/1990 et 1999-2000 en Amérique Centrale, le pourcentage des travailleurs de l’économie informelle qui sont non-salariés (autonomes) s’est accru de 30% à 40%. Le nombre des femmes qui travaillent de façon autonome dans la même période a augmenté de manière dramatique de 32% à 54% dans la décennie. Le Honduras est le pays où le pourcentage des travailleurs autonomes est le plus élevé, où 69% des travailleurs de l’économie informelle sont non salaries (autonomes). 

En Amérique du Sud, le pourcentage des travailleurs de l’économie informelle est de 43% alors qu’aux Caraîbes, il est de 55%. Deux pays où les femmes constituent une très forte proportion des travailleurs autonomes c’est la Bolivie où elles constituent une majorité écrasante de 95%, alors qu’en Haîti les femmes représentent 80%.  

Les alliances urbaines, régionales et nationales ont été formées par les organisations et associations des vendeurs de rue et de marché dans plusieurs pays de l’Amérique Latine. Les Syndicats de l’économie informelle et les centrales syndicales ont commencé à reconnaître que les vendeurs de rue en tant que travailleurs autonomes/non salariés dans l’économie informelle, sont vulnérables à l’exploitation et représentent une proportion croissante du pauvre travailleur.

A travers la formation des alliances, les vendeurs de rue sont dans une plus forte position pour représenter leur secteur et négocier avec le gouvernement local et national et organiser pour de meilleures conditions de travail. Les syndicats de l’économie informelle éxigent que le secteur de vente de rue et de marché soit reglémenté comme composante de l’économie régulière et d’incorporer les besoins et vues des vendeurs de rue dans les processus d’élaboration des politiques.

Organisations Régionales des Syndicats de l’économie informelle

Les syndicats de l’économie informelle du Nicaragua, Honduras, Guatemala et Panama se sont mis d’accord de former le réseau SEICAP (Sindicatos de la Economia Informal de Centro America et Panama) lors du 2e Congrès regional des organisations de l’économie informelle de l’Amérique Centrale et Panama, le 1er et 2 Septembre 2006, à Managua, Nicaragua. L’objectif de SEICAP est de coordonner le plan d’action régional convenu lors du congrès de se charger de la lutte des travailleurs de l’économie informelle.

Cliquez ici pour lire à propos de SEICAP (Sindicatos de la Economia Informal de Centro America et Panama) 

Les deux organisations qui travaillent pour un travail décent dans l’économie informelle sont CIOSL/ORIT, le bras latino-américain de la confédération syndicale internationale CSI et le programme ACTRAV de l’OIT. 

En 2002 l’OIT a passé une résolution qui a reconnu pour la première fois les travailleurs autonomes comme faisant partie de travailleurs vulnérables dans l'économie informelle, qui ont besoin de la protection par l'état à travers la réglementation et dont les syndicats devraient chercher à organiser. 

Cliquer ici pour lire Résolution Concernant le Travail Décent et l'Economie Informelle (PDF Acrobat) 

Video - Gros Plan sur Paulina Paucar Peña ( Perou – FEDEVAL/CUT) (7/3/2006) Archivos de CISL

Gros plan sur Guillermina Huaman Salazar (CUT-Pérou) (7/3/2005) Archivos de CISL 

Vendeurs de Rue

Ecrivez une histoire de votre vie de travail (pas plus de 300 mots). StreetNet le publiera sur ce site web. S'il vous plaît envoyez-le à: stnet@iafrica.com

Cliquer  icic pour lire des histoires des vendeurs de rue sur leurs vies  Histoires trottoire sur l’organisation au Pérou

 

Problèmes d'organisation 

pour les vendeurs de rue et de marché

Reconnaissance de vente de rue comme droit fondamental: Dans beaucoup de villes les vendeurs  de rue et de marché ont dû lutter pour le droit de gagner la vie, font face au harcèlement par la police, sont chassés des rues et leurs articles fréquemment  confisqués. Le problème de reconnaissance légale de la vente de rue et de marché a été repris par des organisations de plusieurs façons: à travers la politique, défis à la Cour Suprême, à travers les actions locales de protestation  et à travers des négociations.

Luttes pour la légalité et pour les organisations des vendeurs de rue 

Amérique Latine – Les problèmes de la vente de rue dans six villes (Sommaire de la recherche par Sally Roever, 2006)

 

Infrastructure et services: Des organisations des vendeurs ont identifié le manque de services, d'infrastructure, de sécurité, système sanitaire et la protection infantile comme problème de lieu de travail. Les gens qui migrent en ville ont des problèmes supplémentaires de trouver un loyer abordable.  

Harcèlement: Beaucoup d'organisations de vendeurs de rue ont soulevé le problème de harcèlement de police, tentative de corruption par les autorités locales dans le réglementation de permis/autorisation et de marchés qui présentent plus d'obstacles à leurs efforts de gagner la vie.  

Le commerce au marché noir sur l’espace public de Sao Paulo, Brésil

.."les couches de l’informalité existent. Elle a révélé comment le réglement de la cité ne parvient pas à satisfaire aux besoins des vendeurs de rue et de marché, conduisant par ailleur à la zone de crépuscule qui prospère dans la corruption et pôt-de-vin et la reglémentation de “marchés noirs” de l’espace publique.

Sa recherche a rencontré des cas des pôts-de-vin pris bloc par bloc au centre de la cité où      90 % des commerçants informels n’ont pas de permis officiels. Sa carte a montré qu’il y a 945 permis officiels délivrés dans la ville de Sao Paulo, où il y a en réalité 10 à 15 milles vendeurs de rue. Les vulnérabilités qui résultent d’un petit nombre artificiel des permis officiels signifient que l’endroit dans l’espace publique coûte 10 fois plus que l’espace privé et est 30 fois plus que la licence annuelle payée à la municipalité." (Bulletin de StreetNet no 7)

Cliquez ici pour L’Economie Informelle et les Vendeurs de rue de Sao Paulo par Luciana Itikawa (présentation faite à la conférence sur la Planification Inclusive pour le Pauvre Urbain, à Durban, Afrique du Sud, Avril 2006) 

Reconnaissance et représentation: Où des vendeurs et des colporteurs ont formé des organisations et ont combattu pour la représentation et la reconnaissance par le gouvernement local et national qu'ils ont pu résoudre leurs problèmes en négociant des solutions avec des autorités locales, par être impliqués dans la prise des décisions et demander leurs besoins comme  acteurs économiques d’être sérieusement considérés.

Rapports du bulletin de StreetNet à propos des organisations de vendeurs de rue en:

Remerciements:

L’Economie Informelle et les Vendeurs de rue de Sao Paulo par Luciana Itikawa (présentation faite à la conférence sur la Planification Inclusive pour le Pauvre Urbain, à Durban, Afrique du Sud, Avril 2006) 

Statistiques pour Femmes et Hommes dans l’Economie Informelle, une figure statistique, Organisation Internationale du Travail, 2002 

Femmes Vendeuses de rue: La route vers la reconnaissance par Monique Cohen, Milhir Bhatt et Pat Horn, Seeds Publication # 20, 2000, (29 pages) English, PDF File 

Le Commerce de rue dans Amérique latine: Les Tendances démographiques, Problèmes Légaux, et les Organisations de vente dans Six Villes, Sally Roever,  Dept of Public Administration, Leiden University (Netherlands), Une Revue A Commandé par WIEGO, 2006

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