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La repression de Zimbabwe sur les vendeurs de rue et l’économie informelle: StreetNet repond

StreetNet a reçu une alerte en provenance d’Elijah Mutemeri, Secrétaire Générale de la Chambre Zimbabweènne pour les Associations de l’Economie Informelle (ZCIEA); le 13 Mai 2005 disant que les bureaux de la ZCTU étaient pris d’assaut par la police. Mutemeri a écrit: la police a renversé n’importe quoi dans tous les bureaux de syndicats de Zimbabwe, inclus le mien.

Ils sont actuellement entrain d’essayer de dire que l’Association de l’Economie Informelle est un Parti Politique. Par c’était clair que la plus récente repression du Gouvernement de Zimbabwe visait sur la ZCIEA, nouvellement créée. Une semaine plutard, les rapports des médias et plusieurs messages venant de Mutemeri ont confirmé que les commerçants informels étaient la cible de la pire campagne jamais vue au Zimbabwe depuis l’indépendence.

La ZCIEA représente 4404 membres issus de 80 organisations de commerce informelles qui se sont mises ensembles pour former la Chambre Zimbabweènne pour les Associations de l'économie informelle. La ZCIEA consiste d’Associations de l’Economie Informelle provenant dans tout le pays, et a, jusqu'à maintenant, connu de beaucoup de succès dans la négociation avec quelques municipalités au nom de leurs membres.

Mutemeri a rapporté dans un e-mail que “la police municipale zimbabweènne est encore une fois venue étrangler les pauvres vendeurs qui sont entrain d’essayer d’ élever leur vie à partir de la vente de leurs marchandises, après une sérieuse tracassérie de ZCTU et accusant la Centrale des travailleurs d’organiser l’économie informelle.

Ceci est une evidence claire qu’ils sont aussi entrain de verser leur venin sur les vendeurs innocents. La destruction est mauvaise. Certaines personnes ont utilisé leur tous derniers dollars pour vendre quelques marchandises.

Cet exercice accompli par la police s’est répandu aussi bien dans d’autres petites villes. Maintenant, ils sont entrain d’essayer d’envoyer un message, disant que toute

chose qui a des liens avec la ZCTU doit être détruit définitivementà partir de la base.” “Le Gouvernement est entrain de tenter de créer des blocages pour nous empêcher à faire l’organisation. Mais ce qu’ils sont entrain de faire, actuellement, c’est de renforcer l’Association.... . Le Secrétaire Général de la ZCTU, MW Chibebe et (moi-même) le Coordonateur du projet de l’Economie Informelle, étions cachés parce que la police était a notre poursuite.”

Un rapport établi par le bureau de l’Economie Informelle de la ZCTU sur l’opération de retablir l’ordre/ Muramb-atsvina qui a débuté le 18 Mai, dit que “Personne n’était prévenu pour une opération de nettoyage soudaine, de nature considérable et aveugle. En premier lieu c’était les commer-çants et les structures informelles qui étaient visés.

L’exercice concernait le pays entier, y compris les régions rurales. Presqu’un mois après le début de l’opération, l’exercice de démenagement a affecté les locaux commer-ciaux, avec avertissements aux propriétaires d’appartements privés et municipaux que les affaires commerciales fonction-nantes dans les quartiers résidentiels seront mises en lignes pour être incendiées.

Le porte-parole de la police, Wayne Byudzijena a décrit l’opération comme étant l’unique deuxième grande activité exercée en public par la police après l’indépendence.” (The Herald, le 2 juin 2005, p. 7)

La justification officielle donnée par le Gouvernement sur terrain était que “les assassins se cachaient dans les sites de travail des opérateurs économiques informels; ces gens là s’engageaient dans les activités illégales, et ceux qui ne pratiquaient pas l’hygiene, par consequent, ils lors détériolent l’image des villes et du pays entier”.

Le bureau de l’Economie Informelle de la ZCTU continu son rapport en disant: “Les problèmes qui s’en suivent sont nombreux: les sans-abris, la faim, l’exposition au froid et aux maladies, la perte des avoirs, des stocks et des marchandises, la perte de revenue, des arrestations capricieuses, le transport pénible, la hausse des loyers comme résultat de l’augmentation de la demande urgente de logement et de la pauvreté sordide.

Le rapport du bureau d’Economie Informelle de la ZCTU décrit la tentative du Gouvernement usant l’arrangement de la vitrine comme son opération de nettoyage. “Comme une réflexion après coup, mais bien dans l’opération, le Gouvernement a indiqué qu’il avait été dressé un plan par le Ministère du Développement des petites et Moyennes Entreprises pour installer ailleurs les commerçants informels de Harare, qui faisaient des affaires commerciales dans des sites illégaux et le Conseil municipal a identifié un certain nombre de sites où ils pourraient opérer à partir de là (The Herald, 2 juin 2005, p.1)…

Ces plans constituent une partie d’un exercice ultérieure de rationalisation…. ne chose pouvant étonnée, est pourquoi le Gouvernement n’a pas prévu en avance, avant de prendre les mesures draconniènnes et pourquoi il n’a pas fait evacuer les gens dans les structures alternatives d’une manière plus ordonnée avant l’exercice. Cela n’a pas de sens pour les premières personnes traumatisées, et ensuite les rappeler à se ré-enregistrer pour réinstallation (The Herald, le 2 juin 2005, p.1&7).

A part de l’excuse officielle pour le nettoyage, d’autres théories ont été emergées pour expliquer l’exercice. Les commentateurs ont observé que l’économie informelle est simplement un constat de l’état de l’économie et de ce fait un symptôme du problème et non le problème soi-même. Et si l’exercice visait les élements criminels une approche plus sélective devrait être appropriée.

Dans ce cas, même les vendeurs opérant légalement et leur structures étaient affectés. Cité dans le rapport, le Maire de Bulawayo, Japhet Ndabeni Ncube est sur la bande enregistrée disant: “Nous suscitions beaucoup de ressources à partir des vendeurs. Bulawayo était la ville la plus organisée du pays aussi bien que les vendeurs le souhait-aient. Nous avons construits les étallages pour eux et ils nous payaient pour le loyer et les frais de permis de com-merce. Il y avait les vendeurs légaux opérant dans le cadre de la loi municipale.” (The Daily Mirror, le 25 juin, p. 2). Le ZCTU constate: “si cet exercice était dans l’intérêt national les consultations devraient préceder l’opération. Le Maire de Bulawayo a été clair à ce sujet qu’il n’y a pas eu des consultations préalables.”

L’impact probable de ‘l’Opération Retablissement d’Ordre’ sur l’économie peut être mesuré par la suite de trace et la signification de l’économie informelle. Le rapport de la ZCTU mentionne que la majorité de gens dans ce ‘secteur’ est situé à un très bas niveau social et économique, travaillant sous des conditions précaires. Le partage de travail dans l’économie informelle augmentele niveau de ’emploi de moins de 10% de main d’oeuvre en 1982 à 40% en 1998.

L’emploi du secteur formel au Zimbabwe compte actuellement 16% de main d’oeuvre, l’économie informelle évalué au moins de 40% et au moins 44% dans le secteur communal. Dans un tel contexte, l’économie informelle est effectivement devenu une économie.

Il est actuellement estimé que pas moins de 80% de ménages au Zimbabwe vivent en dessous du seuil de la pauvrété. L’Enquête sur l’Etude de l’Evaluation de la Pauvreté (Poverty Assessment Study Survey (PASS)) du Ministère de Service Public, du Travail et Affaires Sociales (1995) a trouvé que 61% de ménages vivent dans la pauvreté et 45% vivent dans l’extrême pauvreté.

Selon la déclaration de la Politique Monétaire de Janvier 2005 (p.48), le SMEs, le secteur informel et les micro-entreprises comptent pour une estimation de 15 à 20% de la production totale (la production brute domestique). La plupart d’autorités locales tirent leurs revenus substantiel des activités informelles. Pour exemple, la Cité municipale de Bulawayo recevait 63 millions de dollars par mois (soit 756 millions par année) venant des vendeurs, qu’il risque de perdre s’elle suit des mesures draconiènnes actuelles sur l’économie informelle. (Zimbabwe Independent, le 10 juin 2005, p. 4 )

La ZCTU est actuellement entrain d’évaluer, en collaboration avec la ZCIEA, l’impact de l’opération de néttoyage. Le rapport conclu que: “Depuis que le Gouvernement était de s’occuper de symptômes et pas des questions réelles, l’économie informelle s’inclinera. Néanmoins, cela prendra encore plus de temps pour le secteur de reprendre le dynamisme suivant la destruction de son atout de base. Il est plus facile de détruire que de reconstruire”.

A JOUR: Les vendeurs de rue deMbulawayo prennent le gouverment au tribunal

Un des affiliés de ZCIEA, Association des commerçants arrivants (BUTA) a gagné le droit de returner leurs étalages et places de faire le commerce suite à la décision de la Cour Suprême. BUTA a demandé l’ordre de la Cour pour déclarer que la décision gouvernementale de démolire les étalages des vendeurs est illégale.

Le 02 Août, la Cour Suprême s’est assise et a décidé en faveur de BUTA en trouvant que les étalages des vendeurs de rue ont été demolies indiscri-minement et que la majorité des vendeurs de rue avaient des permits de commerce. Robert Ndlovu, avocat représ- entant les BUTA, a dit que les vendeurs ont gagné le droit de faire le commerce et qu’ils attandaient le certificat venant de l’assemblée. BUTA a 3000 membres, la majorité est vendeurs de fruits et des légumes et commerçants de marché au ‘beau-marchés’ (flea markets) de Bulawayo. Source: www.finance24.com

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